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Etchemins : Merci à Luce Bisson


Après plus de 30 ans d’implication, Mme Luce Bisson s’est retirée du syndicalisme agricole il y a quelques mois. Récemment, le président du Syndicat de l’UPA des Etchemins, M. Christian St-Pierre, lui rendait visite pour lui remettre une lettre de remerciements et un chèque au montant prévu dans la politique de reconnaissance des administrateurs du Syndicat, le tout pour souligner sa grande implication. Voici quelques extraits des mots qu’elle nous partageait à la suite de sa rencontre avec M. St-Pierre :

« Mon cœur va rester attaché à l’UPA pour toujours. J’ai été recruté par Jean Tanguay en 1989, je pense, pour être secrétaire du groupe relève du Haut et Sud de Bellechasse de l’époque. J’étais aux études en Gestion et exploitation d’entreprise agricole.

En 1991, Dominique Bégin, alors président de ce groupe relève, m’a demandé de le remplacer à la présidence de l’Association de la relève agricole de la région de Québec (ARARQ), l’équivalent de LARACA aujourd’hui, qui rassemblait tous les groupes relève des fédérations de l’UPA de l’époque, Lotbinière-Mégantic, Lévis-Bellechasse et Rive-Nord; un très grand territoire avec plus de 5 500 fermes. Dominique avait été élu à la présidence après la démission de l’ancien président, mais n’avait pas le temps d’occuper ce poste. Il m’a littéralement harcelé pendant deux semaines et j’ai finalement dit oui. Je suis donc devenue présidente de l’ARARQ et membre du conseil d’administration des trois fédérations mentionnées plus haut.

En 1994, Marcel, le frère de Dominique, alors inséminateur à temps partiel, vient saillir une vache chez nous pendant que je donnais la moulée et me dit : « Maintenant que tu es nouvelle productrice (on venait d’acheter mon beau-père le 15 mars 1994), tu peux être présidente du Syndicat de l’UPA du Haut de Bellechasse. » Il en était le président. J’ai fait le saut. Je restais membre du CA des trois fédérations, mais avec un autre chapeau, celui d’une présidente d’un tout petit syndicat de moins de 100 fermes à l’époque, situé très très loin aux yeux des gens des autres secteurs.

En 2000, je me suis présentée comme 2e vice-présidente de la Fédération Lévis-Bellechasse, en élection contre un gars de Pintendre. J’ai gagné, ainsi qu’à la 1re vice-présidence deux ans plus tard. En 2004, je me présente à la présidence de la Fédération Lévis-Bellechasse en remplacement de M. Jean-Marie Laliberté, producteur laitier médaillé du Mérite agricole, et je suis élue. Les souliers étaient grands à chausser, d’autant plus que c’était la guerre entre l’UPA et la MRC de Bellechasse. Ça m’a pris presque trois années d’efforts pour réussir à mettre en place une table de concertation MRC-UPA dans Bellechasse, laquelle a aidé grandement à améliorer les relations.

Comme présidente de fédération, je siégeais au conseil général. En 2005, un membre de l’exécutif provincial m’approche pour que je me présente en élection pour siéger au Fonds de défense professionnel de l’Union (FDP). C’est un honneur, car sur 42 membres de la Confédération, seulement trois peuvent y siéger et il y a là un apprentissage des rouages dès lors incroyables! Avec le contentieux de l’UPA, toute qu’une aventure! Je suis élue et réélue jusqu’en 2011, où je me présente à l’exécutif provincial contre le président de l’époque de la Fédération du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et je suis élue deux années de suite. En 2013, je quitte et je retourne au FDP pour ma dernière année au provincial. J’étais épuisée; on travaillait fort à la mise en place de la Fédération de l’UPA de la Chaudière Appalaches depuis 2010 et j’ai passé cette année seule à la ferme laitière avec mon fils, parce que Sylvain avait commencé sa vie de camionneur.

En 2006, j’ai été élue comme 1re présidente du nouveau réseau agricole conseil de la province, celui de Chaudière-Appalaches. Moi, ainsi que M. Étienne Pouliot, directeur du MAPAQ de l’époque, avions le mandat d’embaucher le DG du réseau. Depuis, M. Martin Larivière est encore en piste. Pendant quatre années, j’ai siégé au Comité provincial de la mise en œuvre des réseaux avec les fonctionnaires et sous ministres. Beaucoup de discussions et d’apprentissages!

À travers ça, j’ai opéré ma ferme. J’ai eu 4 acres de fraises jusqu’en 2010 et des vaches jusqu’en 2014. Ouf, on peut bien être essoufflé!

J’ai toujours été transparente dans mes implications, dans mes intentions pour siéger ici et là. Ça m’a valu du respect, je pense. Je l’ai fait par passion pour le métier de producteur, si difficile et si gratifiant à la fois.

Je souhaite à tous les administrateurs autant de plaisir et de satisfaction que j’en ai eu. Merci de vous impliquer, plusieurs de vos belles idées vont certainement faire du chemin! »

Le Syndicat de l’UPA des Etchemins tient donc à remercier encore une fois Mme Luce Bisson pour son dévouement envers la cause agricole, locale, régionale …et même internationale. En effet, Mme Bisson a été il y a quelques années agricultrice coopérante à Haïti, par le biais d’UPA Développement international. Récemment, elle accepté de continuer à servir à titre d’accueilleure au sein de notre syndicat local, le temps de préparer une relève à ce poste.


     
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