Suivez-nous
sur Facebook
Suivez-nous sur Facebook

Sécurité du revenu: Pour se battre à armes égales contre la compétition mondiale


Le mardi 28 juin, des représentants du Syndicat de l’UPA de La Nouvelle-Beauce, de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, des Éleveurs de porcs de la Beauce, ainsi que des élus de la MRC de La Nouvelle-Beauce ont rencontré aujourd’hui la presse locale dans les locaux de la MRC de La Nouvelle-Beauce. Le but était de faire le point sur la situation dans le dossier de la sécurité du revenu, en donnant comme exemple une production très importante pour cette MRC, soit la production porcine.

En effet, le secteur porcin est la production agricole qui compte le plus grand nombre d’entreprises et le revenu annuel total le plus élevé dans la MRC de La Nouvelle-Beauce. La MRC occupe d’ailleurs la deuxième place à l’échelle québécoise en ce qui a trait aux revenus agricoles toutes productions confondues. Le secteur porcin y est pour quelque chose, avec environ la moitié des revenus de la  MRC.

« Ce sont 735 exploitations agricoles qui dégageaient un peu plus de 400 M$ en revenu. Les productions animales (porcines, bovins laitiers et de boucherie, et avicoles) sont le cœur de cette vitalité économique » a mentionné le maire de Sainte-Marie et préfet suppléant, M. Gaétan Vachon. « La Nouvelle-Beauce compte également une vingtaine d’ateliers et d’usines de transformation alimentaire, lesquels génèrent près de 1 milliard de chiffre d'affaires annuellement. Peu de secteurs d'activités peuvent afficher de tels résultats », d’ajouter M. Vachon.

En Chaudière-Appalaches, on compte 702 fermes porcines et entreprises de transformation, qui génèrent 5 970 emplois et plus de 605 millions de dollars en valeur ajoutée à notre économie. Cette vitalité est redevable à la ténacité des éleveurs de porcs : « Depuis plusieurs années, collectivement, les éleveurs de porcs ont su être à l’écoute de leurs partenaires, des pouvoirs publics et de la population. Les producteurs de porcs ont aujourd’hui un prix compétitif, un meilleur statut sanitaire et un plan stratégique pour le développement de leur secteur », d’expliquer le président des Éleveurs de porcs de la Beauce, M. Cécilien Berthiaume, lui-même producteur de porcs à Saint-Elzéar.

Investir pour rester compétitifs
Malgré toutes ces statistiques et ces résultats positifs, tout n’est pas acquis pour l’avenir. « À la suite d’une étude faite auprès d’éleveurs québécois, on constate que les fermes du Québec ont pris un retard considérable en matière d’investissement. Nos bâtiments d’élevage sont vieillissants et peu de producteurs ont des projets d’investissement pour remédier à la situation. Ces dépenses seront majeures : la modernisation de nos établissements est estimée à 500 millions $ », d’expliquer M. Berthiaume.

Ce dernier poursuivait : « Cela fait quelques années qu’une demande a été acheminée au gouvernement du Québec afin de nous aider à développer des conditions favorables à l’investissement. Malgré un certain progrès, nous réitérons nos demandes : nous voulons avoir une meilleure couverture des coûts de production et une assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) sécurisée sur plusieurs années. Un outil collectif comme l’ASRA est essentiel pour le développement de notre secteur. L’ASRA est le programme qui convient encore le mieux pour les producteurs. »

Dans un marché ouvert sur le monde, les éleveurs de porcs reconnaissent qu’ils doivent demeurer concurrentiels, réduire leurs coûts de production et favoriser une meilleure acceptabilité sociale, notamment en ce qui a trait au bien-être animal, un enjeu prioritaire selon M. Berthiaume.

Pour cela, les éleveurs ont besoin de combattre à armes égales avec la compétition mondiale. Le président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches, M. Paul Doyon, faisait remarquer à ce sujet : « Notre pays négocie de nombreuses ententes de libre-échange, ce qui implique que nous devons être compétitifs avec eux. Si on ne veut pas subventionner les producteurs sous ASRA à la même hauteur que ceux des autres pays avec lesquels nous avons signé des ententes, nous ne demeurerons pas compétitifs très longtemps, déjà que le Canada est l’un des pays développés qui soutient le moins son agriculture! »

M. Doyon déplore les coupures faites dans les programmes de la Financière agricole du Québec (FADQ) ces dernières années : « Le saccage opéré par la FADQ a eu un impact majeur dans plusieurs productions. On sait que les producteurs de porcs ne l’ont pas eu facile certaines années et que des dizaines d’entre eux ont dû fermer les livres. Le nombre de bovins a baissé de 30 % et le pire a été dans la production d’agneaux, où l’on importe maintenant plus de la moitié de cette viande consommée au Québec. »

Rappelons que la plupart des programmes de sécurité du revenu ont été instaurés dans les années 70. « Ce n’est pas par caprice ni par fantaisie qu’ils ont vu le jour. Ces programmes furent essentiels au développement de notre agriculture et le sont encore aujourd’hui : si nous avons une filière porcine qui génère des milliers d’emplois tant en aval qu’en amont, c’est parce que nous avons des programmes de sécurité du revenu. Et dans sécurité du revenu, il y a le mot sécurité. Ces programmes servent à sécuriser toute l’industrie, non seulement les producteurs, mais aussi la production et la fourniture d’intrants, les institutions financières et les fabricants d’équipements; tout le monde en profite! », d’expliquer M. Doyon.

En terminant, M. Berthiaume estime que les éleveurs de porcs ont démontré l’importance et le potentiel économique qu’ils représentent pour le Québec : « Nous avons fait nos devoirs. Nous avons évalué nos besoins. Nous avons proposé des programmes d’appui à l’investissement. Nous avons démontré le potentiel de développement de notre secteur, le potentiel de richesses collectives, pour le Québec et pour nos régions. C’est pourquoi nous ne relâchons pas nos efforts auprès du gouvernement, car nous sommes convaincus d’avoir un bon dossier. »

De gauche à droite sur la photo : M. Frédéric Marcoux (président du Syndicat de l’UPA de La Nouvelle-Beauce), M. Gaétan Vachon (préfet suppléant de la MRC de La Nouvelle-Beauce et maire de Sainte-Marie), M. Cécilien Berthiaume (président des Éleveurs de porcs de la Beauce) et M. Paul Doyon (président de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches).


     
Accueil / Plan du site / Nous joindre
   

UPA Chaudière-Appalaches

 

2550, 127e Rue, Saint-Georges (Québec)

Téléphone : 418.228.5588
Sans frais : 1.888.938.3872

 

Contactez-nous

© Fédération de l'UPA de la Chaudière-Appalaches / Tous droits réservés / Propulsé par CreaWEB
iClic.com